Le crash de LaGuardia met en évidence les vulnérabilités de la conception des avions

31

La récente collision entre un avion d’Air Canada et un camion de pompiers à l’aéroport LaGuardia, qui a fait deux morts et de multiples blessés, souligne un défaut de conception critique de l’aviation moderne : les avions sont conçus pour les menaces aériennes, et non pour les impacts au niveau du sol. L’incident, survenu dimanche soir alors que le vol d’Air Canada en provenance de Montréal atterrissait, a arraché le cône avant de l’avion alors qu’il voyageait à plus de 90 mph. Quarante et un passagers et deux pompiers ont été hospitalisés, mais la plupart ont été libérés lundi après-midi.

La faiblesse fatale de la conception de la collision

Le problème central n’est pas simplement l’accident lui-même, mais pourquoi il s’est avéré si destructeur. Contrairement aux automobiles, qui sont soumises à des tests de collision rigoureux et intègrent des caractéristiques de sécurité telles que des airbags et des cadres renforcés, les avions donnent la priorité à la navigabilité plutôt qu’à la résilience aux collisions routières. Selon Michael McCormick, professeur de gestion du trafic aérien à Embry-Riddle, les avions sont construits pour résister aux turbulences, aux impacts d’oiseaux et même aux atterrissages d’urgence sur l’eau, mais pas aux impacts frontaux avec des véhicules lourds.

C’est une question de physique et de compromis de conception. Les constructeurs aéronautiques équilibrent la résistance et le poids : ajouter davantage de protection contre les collisions réduirait le rendement énergétique. John Hansman, professeur au MIT, explique que les avions ne sont pas construits pour « heurter des objets ». Le cône avant, en particulier, utilise du plastique pour abriter l’équipement radar, ce qui le rend particulièrement vulnérable.

Pourquoi les avions ne peuvent pas faire un écart

La situation a été encore exacerbée par les pistes courtes de LaGuardia, qui ont été allongées dans les années 1960 pour accueillir des avions à réaction plus gros. Une fois qu’un avion commence à atterrir, il lui faut une distance considérable pour retrouver sa vitesse de décollage, ce qui laisse peu de marge de manœuvre pour contourner des obstacles soudains. Selon les experts, les pilotes disposent d’options limitées lorsqu’un véhicule apparaît de manière inattendue sur la piste. L’avion ne peut pas faire d’embardée comme une voiture, et tenter un décollage rapide pourrait ne pas être réalisable compte tenu de la longueur de la piste.

Enquête et implications futures

Les autorités fédérales ont lancé une enquête approfondie, notamment en examinant les procédures de contrôle du trafic aérien, qui ont apparemment autorisé le camion de pompiers à entrer sur la piste avant d’arrêter son mouvement. Bien que l’issue de l’enquête reste incertaine, l’incident soulève des questions quant à savoir si les protocoles de sécurité actuels traitent de manière adéquate le risque de collisions au niveau du sol.

Le crash de LaGuardia n’est pas seulement une tragédie ; cela nous rappelle brutalement que les normes de sécurité aérienne doivent tenir compte des limites de la conception des avions dans des scénarios réels.

Попередня статтяLes humains partagent des préférences sonores animales : une étude le confirme
Наступна статтяEnseigner au-delà du contenu : comment les écoles peuvent véritablement mettre en œuvre les portraits d’un diplômé