Mars prend les devants : les prénoms célestes dominent les tendances bébé 2025

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La Social Security Administration (SSA) a publié ses dernières données sur les prénoms des bébés pour 2025, révélant une nette tendance céleste parmi les nouveaux parents. Alors que de nombreux noms s’inspirent de la mythologie, de l’histoire ou de la nature, les données de cette année montrent une nette préférence pour les planètes de notre système solaire. Parmi les principales planètes, Mars est devenue le choix le plus populaire, suivi de près par Jupiter.

Ce changement suggère que les parents se tournent de plus en plus vers le cosmos pour s’inspirer, mêlant curiosité scientifique et conventions de dénomination traditionnelles. Cependant, les données mettent également en évidence un filtre pratique : alors que les noms à thème spatial sont en hausse, certains noms planétaires restent fermement interdits en raison de leur prononciation ou de leurs associations culturelles.

La panne planétaire

Le SSA suit les noms donnés à au moins cinq enfants pour protéger la vie privée. À l’intérieur de ce seuil, la répartition des noms de planètes révèle des modèles de genre intéressants et des pics de popularité.

Mars est en tête du peloton avec un total de 132 bébés nommés d’après la planète rouge. Le prénom est nettement plus populaire auprès des garçons (105) que chez les filles (27), reflétant peut-être l’association historique de la planète avec la guerre et la masculinité dans la mythologie romaine.

Jupiter vient ensuite comme le deuxième nom planétaire le plus populaire, avec 121 naissances au total. Contrairement à Mars, Jupiter est répartie presque également entre les sexes, avec 84 filles et 37 garçons. Cet équilibre peut plaire aux parents à la recherche d’un nom à la fois grandiose et neutre en termes de genre.

D’autres planètes voient une utilisation beaucoup plus faible, mais s’inscrivent toujours sur les cartes :
* Vénus : 96 filles
* Saturne : 26 au total (18 filles, 8 garçons)
* Pluton : 11 garçons (classés comme planète naine)
* Neptune : 8 garçons
* Terre : 8 filles
* Mercure : 10 garçons

Notamment, Uranus n’a zéro naissance enregistrée dans l’ensemble de données. Compte tenu de la prononciation maladroite du nom et de ses connotations adultes, il n’est pas surprenant que les parents continuent de l’éviter, malgré sa place dans le système solaire.

Planètes naines et racines mythologiques

Alors que les planètes majeures dominent la conversation, les planètes naines font une apparition discrète. Eris, du nom de la déesse grecque des conflits, a été donnée à 154 bébés (128 filles et 26 garçons). Ce chiffre dépasse en réalité les totaux de Mars et de Jupiter, ce qui suggère que les noms uniques et riches en mythologie gagnent du terrain parmi les parents en quête de particularité.

Il est important de contextualiser ces tendances : la plupart des noms de planètes proviennent de divinités romaines et grecques. Par conséquent, un nom comme Vénus ou Jupiter peut être choisi pour son élégance classique plutôt que uniquement pour des raisons astronomiques. Ce double sens permet aux parents d’honorer à la fois le patrimoine et la science.

L’ascension d’Artémis et la chute de Tesla

Au-delà des planètes, d’autres noms liés à l’espace gagnent en popularité. Artemis, le nom de l’ambitieuse mission de la NASA visant à ramener des humains sur la Lune, a été donné à 332 bébés en 2025. D’origine grecque signifiant « sûr » ou « boucher », le nom a à la fois un poids historique et une pertinence scientifique moderne. Sa popularité croissante reflète l’intérêt du public pour les jalons de l’exploration spatiale.

En revanche, le nom Tesla a effectivement disparu des données SSA. Après avoir culminé en 2016 avec 180 naissances, le nom a régulièrement décliné, n’apparaissant que 13 fois en 2023. Son absence en 2025 suggère que les noms associés à une marque pourraient avoir une durée de vie plus courte dans le cycle de dénomination, tombant en disgrâce à mesure que les tendances évoluent.

*Les données reflètent un moment culturel plus large : les parents choisissent des prénoms qui